Après 18 ans de mandat, je ne serais pas candidate aux élections communales d’octobre 2012 de Schaerbeek

Après près de 40 années de travail social et de militantisme pour défendre Schaerbeek et les Schaerbeekois ;

Au sein d’associations telles que le Mrax, Anawim (réhabilitation du logement dans le bas de schaerbeek), le comité quartier nord (dans les années 70, contre les spéculations immobilières),

Par le développement de la maison de jeunes «  Le clou », la mise sur pied d’une des premières associations de locataires, de l’Atelier (l’actuel « bouillon de culture »), de comités de soutien aux sans-papiers,

En tant qu’employée communale à Schaerbeek de 1991 à 1993 pour servir les intérêts de mes concitoyens et dénoncer les pratiques des nolsistes et de la droite dure et agir pour le changement,

Au sein de l’asbl média femmes internationales que j’ai fondée en 1993 avec des femmes de différents quartiers de Schaerbeek pour répondre aux besoins criants des familles défavorisées par des permanences sociales, écoles de devoirs et cours d’alphabétisation en synergie avec la ZEP de Schaerbeek,

En tant que mandataire politique socialiste depuis 1994 ;

Je ne serais pas candidate aux prochaines élections communales en octobre.

Les élections d’octobre 2006, loin de l’esprit PS DUNES, dissidence socialiste locale à laquelle j’ai adhéré en 1991,  ont laissé un goût amer.

Mon engagement de gauche en faveur des Schaerbeekois continuera.

Soutien à la grève générale: une autre Belgique est possible !

Aujourd’hui, le front commun syndical a envoyé un signal clair au gouvernement fédéral, le signal  d’une profonde détresse des travailleurs de notre pays, mais aussi celui d’une volonté d’alternative au consensus de l’austérité.
En temps que socialiste, je ne peux y être insensible. Ce matin, j’étais donc présente à la mobilisation du front commun devant la Commission européenne, Rond-Point Schuman. Cette mobilisation est et restera légitime face à un gouvernement enferré dans un dogmatisme rigoriste.  Ce dogmatisme ne prépare en rien le progrès social et écologique. Il prépare au contraire une récession !
Combien de milliards devront être réclamés à la population pour satisfaire la finance, l’Union européenne et les fantasmes néolibéraux ? Jamais notre pays n’a été aussi riche, jamais notre pays n’a produit autant de richesses. Les richesses existent, on doit les partager !
Face à une politique gouvernementale qui touche et touchera durement les classes populaires et moyennes, le PS doit redresser la barre à gauche pour préparer l’avenir du pays et assurer le  présent de ses citoyens ! Les travailleurs ont fait grève en ayant la certitude qu’on peut et doit faire autrement. Ils continueront d’avoir mon plein soutien. Une autre Belgique est possible !

Faillite de la Ligue arabe en Syrie!

Les pantalonnades des observateurs de la Ligue arabe en Syrie sont à mes yeux tragiques. Tragiques et non pas simplement ridicules, car c’est avec la vie des Syriens et des Syriennes que la communauté internationale et singulièrement arabe joue.

Sur une vidéo, on voit un le chef de la mission d’observation, clope au bec, repousser mollement un Syrien excédé qui veut lui parler. Sur une autre vidéo, on voit toujours ce même « chef », marchant tranquillement dans la rue, sans s’arrêter sur la flaque de sang sur le trottoir.

Qui est donc ce fameux chef de la mission d’observation ?  Il s’agit du général  soudanais Mohammed Ahmed Mustafa al-Dabi. Ce général, organisateur des sinistres milices Janjawid au Darfour, considère que le régime de Bachar Al-Assad s’est jusqu’à présent montré « très coopératif » avec la mission d’observation. Encadrée strictement par des agents du régime, baladée dans des quartiers « pacifiés », la mission ne peut pourtant qu’observer que ce que Al-Assad veut bien lui montrer.

N’arrêtant ni ne freinant la répression gouvernementale, la mission d’observation est aujourd’hui un grave échec.

Plus que jamais les Syriennes et les Syriens sont seuls.

Là où les insurgés libyens étaient unis au sein d’un seul CNT, les insurgés syriens sont divisés entre diverses organisations dont la première reste le Conseil National Syrien, chacune plus ou moins implantée dans le pays ou dans la diaspora, chacune partisane ou opposée à une intervention armée de la communauté internationale.

Dans une révolution, on sait toujours ce qu’on perd mais jamais ce qu’on gagne. Ce qui a été perdu : 5000 vies depuis le début de la révolte à la mi-mars.

Ce dimanche au Caire, le général Dabi a présenté son rapport à la Ligue arabe. Beaucoup espéraient que la Ligue constate l’échec de la mission d’observation, comme l’avait déjà fait le Président du Parlement de la Ligue.  Un transfert de la mission vers l’ONU aurait été plus que nécessaire, car les crimes commis en Syrie ne sont pas simplement des crimes contre des Syriens ou des Arabes, mais bien des crimes contre l’Humanité. Ils nous concernent tous.

Malgré toutes les critiques, Nabil Al-Arabi, Secrétaire général de la Ligue arabe, a annoncé dimanche que la mission sera renouvelée. Avec timidité, la Ligue tient néanmoins compte de son insuffisance pour demander son renforcement et surtout le soutien pratique de l’ONU, dont le professionnalisme est, pour le dire pudiquement, plus grand que celui du général Dabi. Ce dernier a plutôt fait carrière dans les tueries plutôt que dans la pacification !

Révolutions arabes et Charia

La Charia !
« Au secours la Charia arrive !  » voici ce qu’on entend ces derniers mois après les résultats des élections en Tunisie,  les déclarations du CNT en Libye sur l’application de la Charia et la victoire des Frères musulmans en Egypte.  La presse, les politiques, et d’autres s’exclament en concert comme des vierges effarouchées !
M’enfin ! On découvre l’existence de la Charia ?

La Charia existe depuis l’avènement de l’islam et elle est appliquée dans tous les pays musulmans à des degrés plus ou moins draconiens selon les pays. La Charia n’arrive pas, elle a toujours été présente !

Elle est aménagée, modernisée, beaucoup en Turquie par exemple, mais également  en Tunisie jusqu’à présent.
Dans des pays comme le Maroc ,on y a apporté quelques « accommodements raisonnables », mais le statut personnel reste régi dans beaucoup de cas par la loi de la Charia : le mariage (par exemple, une femme a besoin de son père ou à défaut de son oncle, de son frère ou d’un tuteur pour se marier), le divorce (la répudiation continue) , l’héritage (une femme hérite toujours beaucoup moins qu’un homme, même si elle a été soutien de sa famille et de ses petits frères ), la polygamie est pratiquée …
Dans des pays, grands amis des Occidentaux, là où fleurissent les pétrodollars, la Charia est appliquée à 300%. Je dis 300% sans exagérer, car on y a inventé des Charias+. En effet il faudrait m’expliquer dans quels versets du Coran on interdit aux femmes de voter, de conduire une voiture, de s’emmitoufler par 50° dans des tchadors couvertures…je n’ai pas entendu ces intellectuels et autres faiseurs des Unes s’en offusquer ! Il est vrai qu’avec les pétrodollars, on achète tout y compris les consciences !
La Charia avantage les hommes et avilit beaucoup les femmes. Et comme ce sont les mecs qui gouvernent souvent dans ces pays, ce n’est pas demain la veille que cela changera!

Faire le constat de l’enracinement de la Charia dans ces pays, ce n’est pas pour autant s’en accommoder et encore moins l’accepter. Oui, le combat laïque reste universel et son application potentielle n’est pas réservée à quelques peuples du Nord.

Le combat des militants de la laïcité au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Égypte et ailleurs doit être non seulement salué, mais soutenu. Ces militants et militantes tiennent tête aux islamistes dans des conditions très dures. Ils font en outre face à l’indifférence des mêmes qui aujourd’hui crient au retour d’une Charia qui n’avait jamais disparu.

Inauguration de la statue de Simon Bolivar

Vendredi 2 décembre fut inaugurée la statue de Simon Bolivar, face à la gare du Nord à Schaerbeek.

En présence des autorités communales, l’ambassadeur du Vénézuela Antonio García a rappelé toute l’importance que Simon Bolivar a revêtu de son vivant pour l’indépendance et l’intégration  latino-américaine. Visionnaires, les idées du Libertador Simon Bolivar restent  pleinement d’actualité à l’heure où  la CELAC (Communauté des Etats Latino-Américains et des Caraïbes) vient de connaitre son sommet fondateur ce weekend. La CELAC va constituer une véritable alternative à l’OEA dont, je le rappelle, Cuba reste exclu.

Défendant une intégration dans l’intérêt des peuples, Simon Bolivar doit inspirer les peuples en lutte en Afrique et ailleurs.

La commune de Schaerbeek  accueille dorénavant  non seulement une place et un boulevard Simon Boulevard, mais aussi sa statue et son regard de bronze.

Le pouvoir des agences de notation! ?

Voici la question sur le pouvoir des agences de notation que j’ai voulu poser au gouvernement de notre région au Parlement bruxellois. Cette question fut refusée par le Bureau élargi comme tant d’autres…

Je vous en fais part.

Question orale de Mme. Sfia BOUARFA à M. Jean-Luc Vanraes, Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Finances, du Budget, de la Fonction publique et des Relations extérieures sur les menaces de l’agence de notation Moody’s sur notre note de crédit à long terme et les conséquences sur l’élaboration du budget 2012

Monsieur le Ministre,

Lundi 10 octobre, l’agence de notation Moody’s a annoncé qu’elle envisageait d’abaisser les notes de crédit à long terme des trois régions. Notre région de Bruxelles-Capitale est menacée de perdre sa solide note Aa1.

La lecture des critères de notation des «collectivités territoriales» et entités fédérées d’une agence similaire, l’agence Fitch, qui note par exemple la Région Île-de-France, est à ce titre fort instructive. On y apprend notamment que sont considérés comme des facteurs de risque les grands projets d’investissement, le fait que les employés soient «fortement syndiqués», que les fonctionnaires bénéficient «d’un statut protégé» ou encore «la capacité des électeurs à organiser des consultations publiques ou des tentatives législatives» ! On comprend dès lors la dégradation de la note tunisienne qui a suivit la chute du dictateur Ben Ali.

Notre Région ne saurait se soumettre à la pression de tels organismes qui s’érigent au-dessus des choix démocratiques des peuples et considèrent la démocratie et le progrès social comme un risque.

Un pouvoir public responsable doit contester leur pouvoir et les critères de ces agences de notation. Il est de notre responsabilité, Monsieur le Ministre, d’opposer à leur jugement ceux d’organes démocratiques, représentatifs, qui s’appuieraient sur des critères non seulement financiers mais partiraient des besoins sociaux et économiques.

Monsieur le Ministre, la Région pourrait-elle, avec d’autres régions si elles le souhaitent, envisager de prendre l’initiative de mettre en place un contre-pouvoir à ces agences de notation en rassemblant des financiers, mais aussi des associations, des syndicalistes, des élu-e-s, des citoyen-ne-s? L’évaluation et le contrôle des politiques publiques sont des sujets bien trop importants pour le laisser à ces obscures officines.

La mise en place d’un tel outil, Monsieur le Ministre, nous permettra de contester publiquement et avec force les critères et le rôle anti-démocratiques et anti-sociaux que jouent les agences de notation.

Pouvez-vous me dire, Monsieur le Ministre, me dire comment la Région compte réagir face à la menace? Quels pourraient être les conséquences sur le Budget 2012 que nous discuterons sous peu? Devrons-nous redoubler d’effort en terme d’austérité?

Vive la Libye libre!

A l’heure où les derniers bastions de Kadhafi sont sur le point de tomber, et plus de 10 jours après la chute de Tripoli, nous n’avons qu’une chose à dire : vive la Libye libre !

Pour les progressistes du Nord comme pour les peuples du Sud, la disparition de la sanguinaire et rétrograde Jamahiriya  de Kadhafi s’inscrit dans un combat commun pour l’émancipation et la liberté.

Bien sûr, les conditions de la fin du régime posent beaucoup de questions. L’ordre international onusien n’a pas tenu une semaine face à l’interventionnisme du bras armé de l’empire, l’OTAN.

Si la légalité internationale a vite été maltraitée, on remarquera avec ironie que notre légalité nationale n’a guère tenue plus longtemps. Car c’est bien un gouvernement en affaires courantes qui  a décidé de faire participer nos coûteux avions de chasse à la guerre en Libye. La guerre, une affaire courante ? Peut-être qu’au pays du surréalisme, il ne faut plus s’étonner de rien.

Même en connaissant la suite, fallait-il laisser les troupes de Kadhafi massacrer les rebelles à Benghazi en mars ? Face à un crime contre l’humanité en préparation, la réponse ne souffrait d’aucune hésitation.  Comme l’a souligné Jean-Luc Mélenchon, « il fallait briser le tyran pour l’empêcher de briser la révolution ». Le « Guide » est maintenant brisé.

Il faut maintenant souhaiter la fin immédiate d’une intervention otanienne qui a malmené la légalité de l’ONU, en allant au-delà, bien au-delà, d’une simple protection des civils pour soutenir mener une opération offensive contre Kadhafi.

Une transition démocratique doit maintenant avoir lieu qui préserve l’intégrité et la souveraineté du peuple libyen.

L’Otan n’a rien à faire dans la construction de la Libye de demain. L’Otan doit respecter l’auto-détermination du peuple libyen et ne pas servir d’outil de l’accaparement des richesses du pays.

Richesses qui aujourd’hui comme hier échappent au peuple libyen, quand on sait que Kadhafi avait largement ouvert le pays aux compagnies pétrolières occidentales (seuls 25% des gisements exploités sous Kadhafi l’étaient par des entreprises nationales libyennes ! au rayon de l’anti-impérialisme, on a fait mieux !).

Le dictateur  « anti-impérialiste » qui entretenait encore en janvier les meilleures relations avec Sarkozy, Berlusconi, Cameron, l’administration américaine, ce dictateur « panafricaniste » qui servait de barrage protecteur et rémunéré contre l’émigration africaine vers l’Europe, ce dictateur qui était plus qu’un ami, mais un allié de l’Occident, n’est plus. Nous en sommes heureux pour les libyens, et au-delà pour tous les peuples arabes en lutte pour leur pleine émancipation.

Nous devons rester vigilants quant à la suite des événements.

Vive le peuple libyen, pleinement libre de Kadhafi et de l’OTAN ! Vivent les révolutions arabes, du Maroc jusqu’à Bahreïn !

Ollanta Humala alias « le Chavez péruvien » favori pour l’élection présidentielle du Pérou

Ancien militaire à la retraite, Ollanta Humala, 48 ans, est le grand favori pour l’élection présidentielle qui aura lieu le 5 juin. En effet, le 10 avril, lors du premier tour, il a devancé ses rivaux.

Avec plus de 30% il devance largement sa rivale de droite Keiko Fujimori (23%), fille de l’ancien président populiste d’origine japonaise Alberto Fujimori, condamné pour violation des droits humains et pour détournement de fonds. Il est aujourd’hui emprisonné à Lima. L’ex-président Alejandro Toledo, souvent surnommé « l’Indien qui croit au marché », n’a obtenu que 15% des suffrages. Ollanta devra donc affronté Keiko Fujimori le 5 juin prochain lors du deuxième tour.

On peut expliquer l’ascension du « Chavez péruvien » par les résultats désastreux au niveau social des politiques néolibérales qui ont été menées ces dernières années, ce qui contribue à renforcer l’aspiration à une véritable alternance. Ce dernier a également indiqué qu’il redistribuerait les richesses, tout en respectant la démocratie institutionnelle.

Le virage à gauche entamé par l’Amérique latine, ces dix dernières années, sur fond de profondes inégalités sociales semble aussi porter Ollanta vers la victoire. Il semblerait que les nouvelles politiques sociales, la souveraineté sur les richesses naturelles, la mise en cause de l’hégémonie des Etats-Unis et l’intégration politique du sous-continent constituent un mouvement d’ensemble en Amérique latine.

Comme l’a très bien dit un certain Ernesto Che Guevara, visionnaire comme souvent: « Y esa ola que se empieza a levantar por entre las tierras de Latinoamérica, esa ola ya no parará más. Esa ola irá creciendo cada día que pase. » (« Et cette vague qui commence à se lever à travers les terres d’Amérique latine, cette vague ne s’arrêtera jamais, cette vague grandira de jours en jours »).

L’éveil du monde arabe

La révolte continue de gronder dans le monde arabe. En effet, une vague de contestation populaire touche actuellement la majorité des pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Un certain nombre manifestations ont d’ailleurs été réprimées dans le sang.

Ce mouvement contestataire intervient après l’éviction de deux gouvernements oligarchiques et corrompus , (celui de Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte) et a amorcé dans le reste du monde arabe le sentiment que la pression populaire pouvait engendrer la démocratisation.

D’autre part, même s’il est vrai qu’il n’existe pas de révolution sans risque, il serait injuste de blâmer d’avance l’espoir au nom d’une possible dérive. Certains « intellectuels » conservateurs et craintifs pensent déjà que les desseins des opposants sont d’instaurer un islamisme radical. Ce qui se passe actuellement dans le monde arabe, est bien le désir d’en finir avec les dictatures ainsi qu’avec l’islamisme politique et non d’aller de Charybde en Scylla.

Les pays occidentaux ont cru par pénible persistance de l’arrogance coloniale qu’ils pouvaient apprendre à ces peuples ce qu’est la véritable démocratie. Mais c’est grâce aux émeutes populaires que les arabes ont réellement acquit l’émancipation. Plutôt que de prétendre être les instigateurs de la liberté et de la démocratie, nous devrions être les élèves de ces mouvements.

Le PS appelle à un Gouvernement d’Union nationale

Le Président du PS, Elio DI RUPO, a pris la parole hier soir devant plusieurs centaines d’élus et de militants PS, à l’occasion de la traditionnelle présentation de ses vœux.

Pour Elio Di Rupo, la Belgique doit être gouvernée sans délai. C’est pourquoi le PS appelle tous les partis démocratiques, flamands et francophones, à prendre leurs responsabilités pour former un gouvernement fédéral de plein exercice pour notre pays et nos citoyens. Lire la suite →