Salam Fayyad, Premier ministre de l’Autorité palestinienne, était à Bruxelles ces mardi et mercredi 13 et 14 juillet. Il assure qu’Israël a accepté ce processus de paix indirect , qui vient à peine de (re)commencer. Mais quand les Israéliens discutent des modalités au lieu de parler du fond des problèmes, on en vient à se demander s’ils ne cherchent pas uniquement à gagner du temps. Il est également à préciser que les principaux intermédiaires de ces négociations restent les Etats-Unis qui ont déjà fait preuve par le passé d’une impartialité conséquente dans ce conflit. Ceci étant, décrire la situation actuelle dans cette partie du Proche-Orient comme un « conflit » voire une « guerre » entre deux belligérants s’avère sans doute peu approprié lorsqu’on compare les forces en présence de Tsahal à celles de l’Autorité palestinienne ou encore les pertes humaines de chaque coté.
L’Autorité palestinienne a pourtant fait un effort considérable en acceptant ces pourparlers indirects proposés par les USA car nombreux sont les Palestiniens qui lui reprochent de négocier avec Israël alors que la colonisation se poursuit. La communauté internationale est d’ailleurs plutôt unanime pour considérer que la colonisation est simplement illégale.
Le moratoire israélien sur cette colonisation en Cisjordanie prend fin le 25 septembre et plusieurs ministres israéliens ont annoncé la pleine reprise des activités de construction de colonies s dès le 26… Cela montre bien que les Israéliens estiment que le respect du droit international est une concession, de surcroit temporaire, de leur part. Il est manifeste qu’ils se voient au-dessus du droit international!
Pour Fayyad, les palestiniens ont un objectif prioritaire qui est la fin de l’occupation, qui leur permettrait enfin de vivre comme un peuple libre et de pouvoir rêver d’un avenir meilleur. Il aspire également à ce que leurs efforts pour bâtir les fondations d’un État avec les institutions et les infrastructures nécessaires, pourront enfin aboutir en 2011. Ceci permettra de mettre un importante pression sur le processus de paix si celui-ci n’a pas tenu ses promesses. Voici peut-être le moyen le plus pertinent pour les palestiniens de faire entendre raison à l’Etat d’Israël mais surtout une nouvelle lueur d’espoir pour une population meurtrie par tant d’années d’occupation.





